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Cécile, le work out anti burn-out

02/05/2017 Cécile, le work out anti burn-out

Comme nous l'évoquions dans notre dossier santé dédié en janvier dernier, le sport peut aider à prévenir le burn-out, cet épuisement physique et psychique qui touche de plus en plus de monde. Pratiquer une activité physique permet en effet d'évacuer le stress et les tensions et de se reconnecter, de prendre soin de soi. Suite à cet article, Cécile, adhérente L'Appart depuis 2015, nous a livré sur notre page Facebook un témoignage plein d’humanité sur sa victoire contre le burn-out, et le rôle du fitness dans cette bataille. Nous avons voulu en savoir plus et partager son expérience au grand jour, pour contribuer à libérer la parole collective sur ce sujet souvent tabou. Rencontre avec une femme qui revient de loin...

Depuis combien de temps êtes-vous membre L’Appart Fitness ?

Je me suis inscrite en septembre 2015 au club de Saint-Quentin Fallavier parce que je sentais que j’avais besoin d’évacuer des toxines et que je n’avais plus de régularité dans mon sommeil. J’avais déjà commencé à anticiper, d’une certaine façon, mon mal-être et en novembre j’ai été arrêtée pour burn-out pendant 6 mois. Pendant ces 6 mois, je me suis raccrochée au sport. J'ai surtout pratiqué le Body Balance qui est un cours axé sur la conscience du corps et la relaxation. J’ai trouvé que c’était vraiment bénéfique.

Depuis quand pratiquez-vous un sport ? Est-ce quelque chose qui a toujours fait partie de votre quotidien ?

Non je n’étais pas quelqu’un de très sportif avant de m'inscrire à L'Appart Fitness. Je n’aimais pas faire du sport en intérieur. J’allais parfois faire du jogging sauf que les dernières années, j’étais tellement prise par ma vie professionnelle que je ne faisais plus rien en dehors du travail…

On entend beaucoup parler de burn-out mais comment avez-vous été diagnostiquée par le corps médical ?

Déjà, il faut savoir que le terme burn-out n’est pas reconnu comme une maladie en tant que telle en France, ça n’apparaît pas dans la législation française. Les médecins parlent d’épuisement professionnel. Si l'on reprend le terme, le burn out c’est comme si on se consumait, comme si on avait tellement dépensé d’énergie dans le cadre professionnel ou familial que l’on n’a plus aucun repère. C’est une sorte de rupture dans le quotidien. On a été tellement en surrégime pendant très longtemps qu’au bout d’un moment on perd pied. On n’arrive plus à se concentrer, on oublie des choses parce que notre état général est tellement diminué que l’on n’a plus toutes nos fonctions physiques ou mentales. Au travail, on peut même aller jusqu’à oublier de se rendre aux toilettes parce qu’on est dans un tunnel perpétuel, on n’arrive pas à sortir la tête de l’eau pour prendre du recul et faire une pause. On néglige sa santé mentale et physique.

Le fitness aide à lutter contre le burn-out. Interview de Cécile, membre du club L'Appart fitness.

Au niveau intellectuel, on est toujours dans la performance mais à force, sans s’en rendre compte, on prend de plus en plus de temps à faire les choses et on en devient moins efficace. C’est un cercle vicieux où l’on s’épuise et il arrive un matin où l'on se dit que l’on ne peut plus continuer comme ça. C’est une rupture brutale : ce n’est tout simplement plus possible d’avancer. Chez certaines personnes, cela se manifeste par un malaise intense et brutal, comme une crise : le corps ne répond plus. Dans mon cas ça a été un craquage émotionnel sur mon lieu de travail : on m’a emmenée à la médecine du travail qui m’a arrêtée. Une fois diagnostiquée j’ai été suivie à la fois par mon généraliste, par la médecine du travail et par un psychiatre qui m'ont orientée vers des cours de relaxation. J'ai suivi ces cours de relaxation dans un cadre médical une fois par semaine. Le côté encadrement hors de ce service était très important pour que je puisse prendre des habitudes après dans mon quotidien et continuer à avoir accès à ces séances sans que ce soit lié à un environnement médical. C'est ce que j'ai trouvé à L'Appart.

Comment avez-vous surmonté le burn-out ?

Il y a eu une première partie de repos complet. J’étais en incapacité de gérer quoi que ce soit dans mon quotidien, même le minimum comme me déplacer à la salle de sport. Au début je n’en étais vraiment pas capable. J’étais en arrêt maladie donc je passais tout mon temps chez moi et finalement les moments à la salle ont été comme un rendez-vous : c’était ma sortie hebdomadaire. J’y allais 3 à 4 fois par semaine après. Ca m’a donné un nouveau souffle. Refaire du sport m’a permis de reprendre confiance en la vie. Lorsqu’on est en surrégime professionnel, le corps n’a plus vraiment d’importance donc on se laisse aller sur tout ce qui est alimentaire ou besoins physiologiques et entretien sportif. Petit à petit on glisse, on est dans une saturation professionnelle. Le fait d’avoir été assidue sur les cours à L’Appart ça m’a permis de me reconnecter à mon corps.

Quel rôle a joué votre entourage ?

J’ai eu un appui de ma sphère familiale proche. Mon mari et mon fils ont bien sûr été là pour moi mais le burn-out est un état dont on ne peut se sortir que par soi-même. Il faut réussir à trouver des ressources en soi. La difficulté est que l’on a l’impression d’être tellement vidé que l’on n'y arrivera jamais mais le sport est vraiment important car ça régénère. Ca permet de retrouver l’énergie que l’on a en soi. Il m’arrive d’aller à un cours en me demandant si je vais y arriver parce que je suis morte de fatigue, mais finalement je retrouve des ressources pendant la séance, il y a un vrai regain d’énergie. Ca me booste, ça me fait du bien.

Membre du club de sport L'Appart, Cécile a vaincu le burn-out grâce au fitness.

Quel rôle le fitness a-t-il joué dans tout cela ? Comment avez-vous été accueillie au sein du club L'Appart ?

Il y a eu un réel bénéfice premièrement car c’est quelque chose que je m’étais mis un point d’honneur à assumer parce que je voulais continuer de sortir de chez moi et avoir une existence autre que par le biais du travail. Et deuxièmement grâce au contenu des cours : le Body Balance et même le BodyCombat qui est vraiment dans l’énergie brute et qui m’a permis d’évacuer des tensions, de me sentir détendue à la fin du cours parce que j’avais tout donné. Ca m’a apporté un bien-être physique avec des répercussions positives sur le mental. La personnalité des coachs joue aussi beaucoup. À Saint-Quentin Fallavier, il y a une coach qui s’appelle Alex, c’est une personne très solaire, très positive. Elle véhicule quelque chose de bénéfique dans le cadre de son cours, de bonnes ondes. Les contenus des cours et les coachs sont très complémentaires. Je pense que si j’avais eu uniquement des cours en vidéo ça m’aurait moins motivée et ça n’aurait pas généré le même ressenti positif. L’humain est très important.

À L’Appart il y a une ambiance et un environnement qui me correspondent et qui ont fait que j’ai tenu bon car j’ai plaisir à y aller. Je suis contente de savoir que c’est tel ou tel coach qui va assurer le cours. Je trouve qu’à L’Appart Fitness de Saint-Quentin Fallavier il y a une équipe très positive. Je n’avais parlé de mon burn out qu’à Alex dans le cadre d’un bilan car je souhaitais qu’elle me réoriente sur certains cours. Je trouve que l’approche du Body Balance ou du BodyArt apporte vraiment un complément. J’ai adhéré tout de suite. Ce n’est pas vraiment de la relaxation mais surtout des mouvements en corrélation avec la respiration. On sollicite des muscles profonds et à la fin du cours on sent que l’on a travaillé.

Pouvez-vous nous raconter votre évolution à la salle ? Depuis que vous avez vaincu ce burn-out, c'est important pour vous de continuer le fitness ?

J’y vais toujours. Peut-être un peu moins régulièrement car j’ai repris le travail à temps complet. Je n’ai pas toujours les souplesses horaires que je veux et parfois je vais préférer rentrer chez moi me reposer plutôt que d’aller à la salle de sport mais c’est quelque chose que je considère aujourd’hui comme indispensable à mon équilibre. J’en ai besoin pour me sentir bien au quotidien. Je me demande comment j’ai pu m’en passer avant. Je pense que le sport devrait entrer en jeu dans le processus de rémission de la dépression ou du burn-out. Ca été aussi efficace pour moi que les antidépresseurs. Je suis toujours sous traitement mais le sport m’aide vraiment à compléter l’équilibre, autant mentalement que physiquement. Je ne pensais pas que c’était si fort. Je faisais du sport en dilettante avant, maintenant je suis assidue et ça me fait un bien fou !

Qu'est-ce qui vous a motivée à vous surpasser ?

Déjà il y a des horaires que j’ai voulu suivre de manière assidue. C’est plus facile que de se motiver seule à aller courir, surtout quand il fait froid, et à L’Appart on sent que le coach nous motive vraiment. C’est à la fois un guide pour ne pas faire d’erreurs sur les postures et un soutien psychologique pour aller plus loin dans l’effort et se booster un petit peu plus. Ca aide à travailler un mental qui fait qu’on connaît ses limites et qu’on peut les dépasser.

Avez-vous noué des liens avec d’autres membres du club ?

J’étais dans une disposition où je n’étais pas très sociable. Sans doute dans mon attitude quelque chose a fait que je n’ai pas rencontré beaucoup de monde. Je n’étais pas avenante. J’ai quand même rencontré quelques personnes que je retrouve aux cours mais je ne leur ai pas parlé de mon contexte personnel. J’occultais mon état de santé à ce moment-là. Je ne souhaitais pas vraiment en parler et mettre ça en avant.

Quel message souhaiteriez-vous faire passer grâce à votre témoignage ?

Comme c’est une maladie liée à notre société actuelle et à nos modes de vie, elle est de plus en plus fréquente malheureusement (bien qu'elle ne soit toujours pas reconnue comme telle). Il y a de plus en plus de personnes concernées alors si mon témoignage peut les aider à trouver des soupapes de décompression et du mieux-être, à travers le sport notamment, cela peut aider à prévenir avant de sombrer trop profondément dans la dépression.

Cécile, adhérente du club L'Appart fitness raconte sa victoire contre le burn-out.

Aujourd’hui, quelle est votre routine bien-être au quotidien ?

Ma routine bien-être c’est d’aller au sport et d’avoir des séances de relaxation pure dans le cadre du suivi thérapeutique. J’aime aussi les animaux et le fait de retrouver un mini zoo tous les soirs chez moi m’aide à décompresser ! ; )

Vous pratiquez un sport en extérieur ?

Maintenant je vais essentiellement à la salle. J’y ai mes rendez-vous et quand je n’y vais pas ça me manque.

Quelle est la musique qui vous motive le plus en ce moment ?

J’aime beaucoup les playlists du cours de BodyCombat. On est à fond dans l’énergie. Sinon j’aime aussi la chanson française ou encore, pour les cours de Body Balance, des éléments sonores naturels comme de l’eau qui coule. C’est propice à la relaxation, tout comme la lumière dans la salle qui contribue à créer une atmosphère zen.

Votre recette gourmande saine et gourmande préférée en hiver ?

Un bon steak tartare. C’est protéiné en plus ; )

"Le fitness nous rend meilleurs", c’est une formule qui vous parle ?

D’une part le fitness me permet de mieux gérer les tensions et le stress que je peux accumuler au quotidien, c’est un vrai exutoire. Et d’autre part ça me permet d’atteindre un équilibre mental. Aujourd’hui on demande de plus en plus aux femmes : elles doivent être belles, performantes, intelligentes, savoir tout gérer sans jamais montrer de faiblesses. On est dans une société où tout va très vite et il ne faut jamais montrer de défaillances. Je trouve que le fait d’avoir une activité hors de son cadre familial et hors de son cadre professionnel aide à trouver un équilibre.

Même si parfois je dois me mettre des coups de pied aux fesses pour aller aux cours collectifs, j’aime y aller pour me rappeler le bien-être que ça m’apporte ensuite dans ma vie quotidienne. Le fitness m’a rendue meilleure car je suis plus posée et sereine sur certains aspects. Comme je peux aujourd’hui envisager la fin de mon traitement médicamenteux, le sport va être une vraie aide pour ne pas retomber dans le piège du burn-out.

Pour lire notre dossier consacré au burn-out c’est par ici, et merci à Cécile pour son témoignage !

 

 


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